LES METIERS DU VOL LIBRE *

Le métier « hier »
L’animation, l’encadrement et l’enseignement ainsi que l’entraînement des pratiquants contre rémunération du vol libre sont actuellement assurés par des personnes titulaires du brevet d’Etat d’éducateur sportif du 1er degré ou du brevet d’Etat d’éducateur sportif du 2ème degré, les stagiaires en cours de formation et les titulaires d’ AQA enseignement (créés par le décret n°91-260 du 7 mars 1991, article 12).
La situation statutaire la plus courante de ce professionnel est celle de travailleur non salarié, dans certains cas celle de salarié. Il est soit intégré à une équipe mettant en œuvre un projet d’animation sportive au sein de structures privées, soit seul, notamment dans le cadre de l‘activité biplace.

imageLes métiers « d’aujourd’hui et de demain »
La filière existante à deux niveaux de diplômes( BEES 1er et 2ème degré) ne répond plus totalement aux niveaux d’autonomie et de responsabilité des acteurs, aux nouveaux enjeux de professionnalisation du secteur, comme à l’évolution des modes d’enseignement, d’entraînement, de formation, de direction de structure.
L’ensemble des partenaires (FFVL, SNMVL, ENSA, MSJSVA) a décidé de mener une réforme de fond qui s’inscrit dans le schéma de rénovation des diplômes sportifs.


* note d’opportunité filière vol libre CPC du 13 nov 2007

bi_2Le moniteur biplaceur :
de niveau IV, sa fonction est centrée sur l’animation et la découverte de l’activité, pour répondre aux importantes demandes de consommation de loisir et de tourisme sportif du grand public ; son emploi se caractérise par une forte saisonnalité.
La création d’une spécialité « vol libre » du BPJEPS permettra aux professionnels concernés de profiter des possibilités offertes par les nouvelles certifications en développant des compétences, par capitalisation, pour accroître leur employabilité, en particulier dans les périodes d’avant et d’après saison.

 

voile_com_1Le moniteur, le directeur de structure, le tuteur, l’entraîneur régional :
de niveau III, il contribue au développement de la pratique sportive, par le perfectionnement des pilotes encadrés. Le vol libre a besoin, à ce niveau, de compétences dans l’organisation des structures d’enseignement, en vue notamment des liaisons indispensables avec les institutions.
Sont particulièrement visés les capacités à adapter la structure à l’évolution du marché, à encadrer les publics particuliers (jeunes de moins de 14 ans, et public à mobilité réduite en particulier) et les pratiques différenciées, à organiser des stages à l’étranger.

Le DEJEPS peut intervenir dans une structure d’entraînement (entraîneur régional) ou au sein d’équipes de formation( suivi du stagiaire en formation pendant son cycle d’alternance en particulier).

 

 

immage3L'entraîneur national, le formateur de formateur , le directeur de projet :

de niveau II il répond quant à lui aux besoins liés à la performance sportive, à l’entraînement vers le haut niveau, la formation de cadres et la coordination d’équipes.

Le DESJEPS est concerné par l’expertise et le diagnostic, la veille sur l’évolution des pratiques, la prospective.

 

 

 

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La possibilité de convergences avec d’autres milieux professionnels, voire d’autres fédérations, ou simplement d'autres pratiques du vol libre (kite surf, snow kite, speed riding) est également à prendre en compte lorsque les thèmes liés à la saisonnalité et à l’employabilité sont abordés.
Les titulaires de ces nouveaux diplômes BP, DE et DES, au-delà des unités capitalisables à faire valoir pour alléger le temps de formation dans d’autres certifications, auront une possibilité d’accès à des emplois dans la fonction publique via les concours.
On remarque qu’aux niveaux supérieurs, les certifications visent clairement l’amélioration de la compétence managériale, sans occulter les compétences techniques accrues.