Département Recherche de l'ENSA


Le service médical de L’ENSA gère une activité de recherche biomédicale en lien avec les activités sportives de montagne. Notre laboratoire s’intéresse en particulier aux conséquences physiologiques de l’hypoxie d’altitude (manque d’oxygène) sur l’organisme humain. Les études mises en œuvre visent à mieux comprendre les réponses physiologiques observées lors d’une exposition brève ou prolongée à l’hypoxie, et notamment à préciser les facteurs impliqués dans la baisse de la performance physique lors d’un effort aérobie en altitude. Les mesures physiologiques réalisées concernent principalement le transport systémique et local de l’oxygène, la fonction musculaire et les aspects hématologiques. Notre laboratoire s’est spécialisé dans la mesure du volume total de globules rouges dans le sang, au moyen d’une méthode de marquage des hématies au monoxyde de carbone. L’évaluation de ce paramètre est importante dans notre champ scientifique car l’augmentation de la quantité de globules rouges est un processus clé de l’acclimatation à l’altitude.

Une de nos études a par exemple montré qu’une augmentation de la quantité de globules rouges dans le sang avait un effet bénéfique sur la consommation maximale d’oxygène en moyenne altitude, néanmoins cet effet disparaissait en haute altitude. Un autre protocole a montré que le fer, nécessaire à la fabrication accélérée de globules rouges en altitude, pouvait provenir des réserves musculaires en fer.

Nos travaux s’intéressent également aux effets bénéfiques potentiels de l’entraînement en altitude sur la performance chez l’athlète. Pour cela, nous étudions diverses modalités d’entraînement en altitude réelle ou simulée (notamment la méthode consistant à vivre en haut et s’entraîner en bas) sur des populations d’athlètes d’endurance.

Le laboratoire de l’ENSA étant une petite entité, nous travaillons généralement en partenariat avec des équipes universitaires françaises et étrangères, notamment avec le centre d’expertise sur l’altitude EXALT (hôpital universitaire de Grenoble), et l’institut de physiologie de Zurich (Suisse).