LES CASQUES

Normes EN 12 492 et UIAA 106

Quatre tests sur la capacité d’absorption d’énergie : choc vertical, choc frontal, choc latéral et choc arrière.
Un test sur la résistance à la pénétration
Un test sur la résistance à la jugulaire
Un test sur l’efficacité du système de rétention

  • Les tests d’absorption d’énergie
    La caractéristique essentielle que l’on demande à un casque d’alpinisme est sa faculté à pourvoir absorber l’énergie générée par des chocs violents (comme des chutes de pierres ou heurt de la tête du grimpeur lors de sa chute) de manière à n’en restituer qu’une faible partie à l’utilisateur.
    Cet amortissement est constitué soit par le système de sangle placé à l’intérieur du casque, soit plus simplement mais généralement moins efficacement par une couche de matériau compressible, comme du polystyrène, placé sous la calotte du casque.

    Sur les méthodes d’essais et les exigences demandées, le débat sera éternellement ouvert… On pourrait, en effet demander à un casque de pouvoir  absorber beaucoup plus d’énergie et d’être beaucoup plus solide à la pénétration, mais on aurait alors des casques trop lourds ou trop encombrants que personne ne voudrait porter. Alors, il a fallu trouver, une fois de plus, un compromis acceptable entre ergonomie et sécurité. Une pierre de quelques centaines de grammes venue de quelques centaines de mètres plus haut, perforera n’importe quel casque, tandis qu’une plus grosse, venant même de moins haut, engendrera un choc de toute manière insupportable pour l’utilisateur. Cela dit, on  peut espérer qu’avec les caques actuels les projectiles de petits et moyens calibres puissent être déviés par le casque et que pour la totalité des chutes, le casque offre à son utilisateur une protection efficace.

    Il faut noter qu’au niveau de l’UIAA, la norme demande une meilleure absorption d’énergie, puisque la valeur maximale de 1000 daN a été ramenée à 800 daN. Mais cette diminution de 20 % n’a eu pour l’instant aucune influence sur le marché et tous les casques normés CEN ont reçu le label UIAA, car lors des essais ils présentaient des forces d’impact inférieures à 800 daN.

    Le casque n’est donc pas une « assurance tout risque », loin s’en faut, et il ne faut pas espérer d’eux plus que ce que la norme leur demande, c'est-à-dire d’être capables de réduire à un degré supportable les effets de la chute d’un objet de 5 kg tombant de 2 m équivalent à un objet de 1 kg tombant de 10 m ou de 100 g tombant de 100 m.

    Cela impose par exemple quelques recommandations :
    - toute cordée en amont n’a « le droit » de n’envoyer que des gravillons ou petits cailloux sur la cordée du dessous, même si celle-là est casquée. Ainsi, dans les voies fréquentées, prendre garde de bien rester dans l’itinéraire et de ne pas s’engager dans des variantes non purgées !...

    - en escalade glaciaire, jamais laisser tomber de gros blocs de glace, mais les réduire si possible en petits morceaux avant de les envoyer vers le bas….

    Les casques ne sont pas seulement testés sur leur capacité d’absorption d’énergie sous des chocs verticaux, mais aussi latéralement sur tout le pourtour : frontalement, sur le côté et sur l’ arrière.
  • Test de résistance à la pénétration
    Un pointeau de forme conique (angle au sommet de 60 ° d’une masse de 3 kg tombe de 1 m : il ne doit pas transpercer la calotte du casque.
  • Test de résistance de la jugulaire
    Sous un effort de 50 kg, la jugulaire ne doit pas se déformer de plus de 25 mm.
  • Test de rétention du casque
    Sous l’effort induit par une masse de 10 kg tombant de 20 cm, le casque ne doit pas quitter la tête d’essai. Le test est fait de l’avant vers l’arrière et de l’arrière vers l’avant.

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